Vers une communauté de Safers, simples héros du quotidien !

Ingénieur en intelligence artificielle diplômé depuis 1988, Dominique Chabot se lance dans un nouveau défi et part à la conquête du monde à travers une innovation originale basée sur la bienveillance et l’altruisme de chacun.
D’abord salarié dans une start-up nantaise, Dominique Chabot s’est orienté dans l’entrepreneuriat innovant et compte déjà 2 entreprises à son actif dont BiMedia, fondée en 2002. Labellisée Oséo excellence en 2011 et 2012, BiMédia a connu un franc succès avec la création de la caisse enregistreuse à deux écrans tactiles.
Suite à sa formation d’Executive MBA d’Audencia Business School à Nantes, cet entrepreneur s’est engagé dans une nouvelle aventure en donnant naissance à la start-up Safething.
Après 18 mois de travail laborieux en recherche et développement, une campagne de crowdfunding va être lancée courant mai pour lui permettre de financer le développement de son projet Safething.

Rencontre avec Dominique Chabot, un entrepreneur inventif qui pourrait bien révolutionner le monde actuel !

Pouvez-vous nous parler du concept Safething ?

Safething repose sur un principe de codes (Safecode) imprimés sur des gommettes et reliés virtuellement à une application. L’idée est que la personne détenant une gommette s’approprie un code en apposant celle-ci sur un objet de son choix et en la scannant dans l’application Safething.

Prenons l’exemple de votre clé de voiture. En moins de 5 secondes chrono : vous apposez une gommette sur la clé, la scannez via l’application et l’enregistrez via une photo (ou un texte court du type « clé DS3 »). Dès lors, toute personne qui la retrouvera dans un café, un train, dans la rue ou au travail n’aura qu’à scanner la gommette depuis l’application pour rentrer en relation avec vous. Elle vous informera de l’endroit où se trouve votre bien via un texte, une photo où une géolocalisation… ou vous dira qu’elle vous attend au bar TGV.

Comment avez-vous eu l’idée de ces « gommettes connectées » ?

Un jour, j’ai trouvé un trousseau de clés de sécurité sur un parking et je suis resté stupéfait dans le sens où je n’ai pas su quoi en faire. Devais-je le ramener à la police, au commissariat, à la gendarmerie ou encore à la mairie ? Ou, tout simplement, devais-je les laisser au même endroit en espérant que la personne revienne sur ces lieux ?
Avec tout ce qui existe aujourd’hui, comment rendre les objets à leur propriétaire ? Tout est parti de ce constat. Après de longues réflexions et plusieurs péripéties, j’ai souhaité résoudre cette énigme à travers l’idée des gommettes, d’où Safething : la sécurité des choses.

Vous parlez de compte Safething, cela soulève des questions au niveau confidentialité des données personnelles si tout le monde peut interagir ensemble.

Il faut noter qu’avec Safething, aucune information personnelle n’est à renseigner. En effet, vous téléchargez l’application gratuitement, vous scannez la gommette, renseignez l’objet et le tour est joué ; le compte est créé. Mais ce compte n’est en fait que le lien entre le code de la gommette et l’appli sur votre téléphone, il ne possède ni votre photo, ni aucune donnée personnelle.
Tout est anonyme.
Si des personnes mal intentionnées arrivaient à pénétrer dans nos serveurs, elles n’auraient accès qu’à une collection de photos de doudous et de chats ou de jolis textes du genre « Mon passeport » ou « Dossier Cocerto social2018 ».
Par contre elles n’y trouveraient ni nom, ni numéro de téléphone, ni login, ni mot de passe, ni adresse mail ou d’habitation et pas de photos de personnes non plus.

Donc si vous cassez, perdez ou vous faites voler votre téléphone tout est perdu ?

Nous y avons pensé. Vous pouvez définir une « personne de confiance » qui recevra les notifications si c’est votre téléphone qui est retrouvé.
C’est également elle qui recevra et vous transmettra un mot de passe à usage unique pour réactiver vos données sur un nouveau téléphone.

Comment avez-vous mis sur pied un tel projet ?

Je me suis entouré d’une équipe de 4 personnes : un docteur en Big Data (pour la partie serveur), un ingénieur en développement Front End (pour la partie application), un expert en traitement d’image (pour la création et la lecture du Safecode) et d’une UX/UI Designer. Durant plus de 18 mois, nous avons travaillé sur ce projet.
Nous voulions déployer une application simple, l’objectif était que celui qui trouve un objet ne donne pas plus de 2 secondes de son temps pour prévenir son propriétaire.
Une fois la mission accomplie, nous avons mis ce projet en test dans un lycée pour s’assurer du bon fonctionnement de l’application et des serveurs.

Pourquoi et comment envisagez-vous de faire appel au crowdfunding ?

Safething est une entreprise sociale et solidaire. Son concept repose en fait sur la création d’une communauté qui s’entraide, et n’oublions pas qu’aujourd’hui 90 % de la population est bienveillante. C’est pourquoi il me paraît évident de faire appel au financement participatif pour développer ce projet.
Mon choix s’est porté sur une plateforme généraliste, Kickstarter. La campagne qui sera lancée le 22 mai prochain aura plus pour objectif de fédérer un maximum de contributeurs que de lever 30 000 €.
Et contrairement à une campagne classique où les dons à 1 € ne sont pas récompensés, il y aura un vrai contre-don : des Safecodes à télécharger et imprimer soi-même. À 5 € les contributeurs recevront plus de 50 gommettes autocollantes et transfert-tissus. Et, à partir de 20 € ce sera plus de 200 Safecodes de toutes typologies. Avec ces quantités, les contributeurs pourront en faire profiter leurs proches.

Ces gommettes ont donc plusieurs typologies ?

En effet, nous avons déjà 7 à 8 typologies. Les gommettes peuvent être cousues sur des vêtements, collées sur des objets (chargeur, batterie, passeport, dossier, voiture…) mais elles peuvent également prendre la forme de médaille pour les chiens et chats, de pin’s pour les vêtements, de décalcomanie pour les enfants…
Elles peuvent être un vrai potentiel pour les marques de vêtements ; imaginez que vous scannez le Safecode en magasin et que vous accédiez à la fiche produit de l’article, et qu’en caisse on vous en transfère automatiquement la propriété.
Nous nous adressons dans un premier temps au grand public mais les marques ont également un vrai intérêt.

Cocerto vous a toujours soutenu dans chacun de vos projet ?

L’expert-comptable avec qui je travaille, Jocelyn Gauteur, a toujours cru dans mes projets et m’a soutenu dans toute circonstance. J’en suis très satisfait, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai refait appel à Cocerto pour cette nouvelle création d’entreprise. Je suis un créateur, je laisse la partie expertise-comptable, le juridique et le social entre leurs mains. C’est une affaire qui roule.

Quel conseil donneriez-vous à un futur entrepreneur ?

« Lance-toi si tu y crois à fond et tu t’investiras à fond ! ». Il faut également savoir s’entourer et, surtout, écouter tous les conseils sans pour autant les suivre mais les prendre en compte. Avoir une solution de repli, ça rassure mais ça nous ralenti. Il ne faut pas pour autant être fou mais il est impératif de trouver la limite entre le trop raisonnable et la folie. Le monde va vite et comme dirait Mario Andretti (pilote de F1) « Si tout semble sous contrôle, c’est que vous n’allez pas assez vite. »

Votre vision du futur

À long terme, je souhaiterais que le Safecode devienne un standard.
C’est un concept qui faciliterait tellement la vie quotidienne, du descriptif produit, à la preuve de propriété (avec un code gravé sur son vélo) en passant par la gestion de ses propres objets.
À titre perso je viens de changer mon chauffe-eau, et bien sûr je n’avais plus la facture, ni la garantie ni même la contenance de l’ancien. Sur le nouveau j’ai mis un Safecode et pris en photo la garantie qui reprend tous ces éléments.

À moyen terme, j’aimerais vraiment que cette communauté de gens qui s’entraident soit présente dans le monde entier.

Et à court terme – disons le 22 mai à 17h – j’espère qu’un maximum de contributeurs viendront sur Kickstarter pour gagner le pouvoir d’aider.
Dans une campagne de financement participatif les premières heures sont décisives!

Rendez-vous le 22 mai sur Kickstarter !

Dominique Chabot
www.safething.team

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